Les vitraux de Marie

Marie Payen
tenant l’une de ses oeuvres

Elle s’appelle Marie Payen et elle maîtrise l’art du vitrail. Alors, elle a offert aux enfants de Vivre dans l’Espérance, une de ses oeuvres pour le tabernacle de leur chapelle, dans la maison Sainte-Monique.
« J’ai voulu qu’il soit plein de couleurs, très joyeux et simple, afin de rendre compte de la vitalité des enfants » explique cette jeune femme de 31 ans, qui travaille actuellement à la Pastorale des jeunes de Cambrai.

Le vitrail de la chapelle Sainte-Monique, dans l’orphelinat des filles

Très marquée par la spiritualité de Taizé, Marie a passé deux ans au Kenya, dans une des communautés. « J’y ai découvert l’Afrique. » Elle a aussi été touchée par les vitraux de frère Eric de Taizé : « c’est ainsi que j’ai passé mon CAP de verrier » raconte-t-elle.
A Cambrai, diocèse dont dépend l’ordre des soeurs hospitalières qui travaillent à Dapaong, Marie s’est occupée de monter le « projet Togo » avec les jeunes :  » Comme le diocèse connaissait bien cette communauté, nous sommes allés là-bas, avec 20 jeunes, pour nous occuper des enfants ».
Soutien scolaire le matin aux enfants de Vivre dans l’Espérance, activités ludiques l’après-midi, le mois d’été a vite passé. « Nous avons aidé les enfants à réaliser leurs petits films sur la prévention des maladies, dont le sida. Ils ont tout fait : écrit les scénarios, appris les rôles, tenu la caméra… Sous la supervision d’un des jeunes, cameraman professionnel. »
Fièrement, Marie explique aussi qu’à leur retour, le groupe de jeunes a participé au « Trophée de l’Engagement » de la mutuelle Saint-Christophe : « nous avons gagné et reversé à Vivre dans l’Espérance, les 2000 € du prix! »

Le vitrail aux épis de blé, réalisé pour la chapelle
de la communauté des soeurs

Marie a aussi réalisé un second vitrail pour la chapelle des soeurs hospitalières qui gèrent l’hôpital pour enfants de Dapaong et abritent l’association Vivre dans l’Espérance. « J’ai choisi de représenter des épis de blé, car les soeurs, littéralement, font « germer » ces enfants en les assurant qu’ils sont « aimables » malgré le rejet dont ils ont pu être victimes. »
Sophie Laurant

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Une réponse à Les vitraux de Marie

  1. superbes ces vitraux ,vraiment magnifique
    sur mon blog si vous voulez voir , c’est du travail sur parchemin , ce travail est inspire des cartes que réalisées les soeurs il y a plusieurs siècles
    Et c’est une personne Martha Ospina qui a mené cet art du parchemin de l’Amérique du sud vers l’Europe,elle continue a enseigner dans le monde entier et forme des enseignantes (dont je fais partie)et l’histoire de l’Art du Parchemin est vivant et continue