Les Apprentis d’Auteuil retroussent leurs manches

Le coulage des poutres dans le futur atelier de stylisme. (Photo B. Chermanne.)

Le coulage des poutres dans le futur atelier de stylisme. (Photo B. Chermanne.)

Une première semaine s’est déroulée pour l’équipe des Apprentis d’Auteuil, « chantier d’été 2014″, venue du Nord de la France jusqu’à Dapaong, au Togo. Que d’expériences! Benoît Chermanne nous raconte les chantiers sur lesquels les jeunes français ont travaillé d’arrache-pied avec leurs binômes togolais. Face à l’ampleur de la tache, ils se concentrent sur la ferme et l’atelier de stylisme…

Le chantier de la ferme
Jeudi 17 juillet, à 11 heures, les panneaux d’électricité ont fourni leurs premiers volts,

Montage des panneaux solaires sur le toit du corps de ferme, construit avec les Apprentis d'Auteuil lors du chantier 2012. (Photo B. Chermanne.)

Montage des panneaux solaires sur le toit du corps de ferme, construit avec les Apprentis d’Auteuil lors du chantier 2012. (Photo B. Chermanne.)

éclairant ainsi les ampoules. Pour l’occasion, quelques personnes habitant le village sont venues voir cela, médusées par l’expérience. Paul, un jeune qui s’occupe de la ferme a assisté avec passion l’équipe d’Energy Assistance. Une fois que l’électricité fut établie, sa première action fut de tester le bon fonctionnement en rechargeant son portable !

Le chantier de l’atelier de stylisme
Tout d’abord, une surprise : les deux personnes terminant leur formation sont arrivés. Ce sont en fait deux jeunes hommes, et non des jeunes filles, comme je le pensais ! Dès à présent, ils préparent un défilé pour la fête de livraison du chantier, lundi prochain. Le chantier est finalement plus ample que prévu, nous avons une bonne partie du « gros œuvre » à réaliser. Cela se traduit par un vrai travail physique. On n’aura jamais vu chantier avancer si vite dans le coin ! Il faut dire qu’avec 24 jeunes en binômes, Apprentis d’Auteuil-Vivre dans l’Espérance, auxquels se joignent une dizaine d’autres de l’association, les ouvriers professionnels qui les encadrent doivent carburer afin de donner du travail à tous.

Pour commencer, il a fallu rentrer les troncs servant à soutenir dalles et poutres. Même si le tas était impressionnant, avec la chaine humaine mise en place, cela a été l’affaire de quelques dizaines de minutes. De même les nombreux oudis (parpaings servant à réaliser la dalle) fabriqués à une trentaine de mètre furent littéralement engloutis par cette chaine humaine. Mardi, la dalle du sol a été coulée. Vaste opération ! Il a fallu également abattre un arbre pour poser l’escalier qui ira sur la terrasse, qui deviendra, à terme, une salle.

Moment de détente avec les jeunes enfants de l'association Vivre dans l'Espérance. (Photo B. Chermanne.)

Moment de détente avec les jeunes enfants de l’association Vivre dans l’Espérance. (Photo B. Chermanne.)

Vendredi, nous devions couler les poutres servant à soutenir le toit mais, la météo disposant, il a enfin plu. Une bénédiction pour les cultures et un signe  de repos pour notre équipe !

Samedi matin nous avons, en revanche, dû retourner au chantier. La mission du jour : couler les 3 poutres. Pour cela, pas moins de 11 sacs de 50 kilos de ciments, du sable et des dizaines de brouettes de gravier. Les maçons touillaient tout cela, remplissaient les sceaux pris aussitôt en charge par une série de jeunes jusqu’à Nicolas, notre formateur qui a la dure tâche d’assurer les conditions de sécurité, et qui transmettait les sceaux au maçon qui pouvait ainsi couler les poutres.

En week-end, dans les familles togolaises, le temps de s'immerger dans une autre culture. (Photo B. Chermanne.)

En week-end, dans les familles togolaises, le temps de s’immerger dans une autre culture. (Photo B. Chermanne.)

Samedi midi, les poutres coulées, un grand moment de notre action pouvait débuter : le week-end en famille. Vers 15h, chaque binôme, encadrants compris, est ainsi parti pour cette aventure. Situés plus ou moins loin de l’orphelinat, ils ont pu rencontrer les familles, se balader, manger de façon plus locale… chacun est revenu le lendemain en milieu où fin d’après-midi, ravi de l’expérience. (à suivre)

Benoît Chermanne

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