A l’assemblée générale 2015 de Vivre dans l’Espérance

Soeur Marie Stella lisant le rapport d'activité de l'association. (Photo D. R.)

Soeur Marie Stella lisant le rapport d’activité de l’association. (Photo D. R.)

Nous vous présentons ci-dessous le texte du rapport d’activités 2014, que l’association Vivre dans l’Espérance a présenté à son assemblée générale, à Dapaong, au Togo, le 7 mars dernier. Ce rapport permet de juger du sérieux de l’association.

Très chèr (e)s frères et sœurs, chers participants à l’Assemblée Générale de l’Association Vivre dans l’Espérance.

Soyez les bienvenus en ce jour où nous sommes appelés à vous faire part des activités réalisées au cours de cette année écoulée 2014. Plusieurs évènements en ce jour nous appellent à rendre grâce à Dieu :

  • le jubilé d’or du frère Florent en ce jour à Tanguiéta (Bénin), membre du conseil d’Administration. En effet le frère Florent, « prophète » de notre temps a donné sa vie aux soins des malades en Afrique depuis plus de 40 ans. Toutes les régions d’Afrique occidentale ont bénéficié de ses soins et l’Association Vivre dans l’Espérance reste très reconnaissante pour tout ce qu’il a toujours fait à ses côtés pour améliorer la santé de nos patients.
  • Le deuxième évènement, c’est la veille de la journée mondiale de la femme qui sera célébrée demain. Bonne fête à nous tous et bravo à toutes les mamans du monde entier. Courage à celles qui souffrent encore et félicitations à celles qui se battent jour et nuit pour donner la vie.
  • Nous sommes très heureux de compter parmi nous aujourd’hui nos amis fidèles du temps. Les Associations Maminou et Yendoubouam venues de la France pour nous soutenir et vivre avec nous ce jour important.
  • Nous sommes également très heureux de constater la présence des jeunes de
    Les jeunes de Vivre dans l'Espérance sont de plus en plus associés aux décisions de l'association. (Photo D. R.)

    Les jeunes de Vivre dans l’Espérance sont de plus en plus associés aux décisions de l’association. (Photo D. R.)

    l’Association qui prennent de plus en plus de responsabilités au sein de nos différentes activités. Nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux adhérents venus de loin ou de près.

  • Merci à toutes nos Sœurs Hospitalières du Sacré Cœur de Jésus, particulièrement celles de la
    Les soeurs hospitalières, présentes depuis 50 ans à Dapaong.

    Les soeurs hospitalières, présentes depuis 50 ans à Dapaong.

    province de France, au personnel de l’Association, aux bénévoles et à vous les fidèles toujours présent à nos différentes assemblées pour nous soutenir et accompagner nos projets. Soyez tous bénis de Dieu qui nous aime et qui nous accompagne.

2014 a été d’une part une année difficile sur le plan international. De partout dans le monde, nous avons suivi avec attention les nouvelles concernant ces milliers de personnes qui ont péri à cause du virus Ebola, les milliers de morts liées aux catastrophes naturelles, aux attaques terroristes, aux guerres civiles et aux accidents (d’avions, naufrage, accidents en mer etc….). Et à tout cela, vient s’ajouter la crise économique mondiale, les situations sociopolitiques de la sous- région et les situations difficiles de nos familles (deuils, maladies, chômages…). Toutes ces situations peuvent nous amener à baisser les bras ou à se disperser de la vie. Mais non car vous nous avez d’autres part fait voir et sentir à nos côtés mille signes d’amour, de solidarité, de paix et de fraternité par votre générosité, ce qui nous a amené à continuer par vivre dans l’Espérance pour mener à bien nos activités.

En effet la pandémie du VIH/SIDA reste toujours un véritable problème de santé publique après plus de 25 ans de combat et de recherche pour éradiquer cette maladie. Nous saluons la mémoire des six spécialistes dans ce domaine de recherches qui ont péri dans l’accident d’avion Air Malaisie il y a quelques mois, en juillet 2014.

Le Togo, par le biais des associations et les partenaires en développement, s’est engagé à mener la bataille contre ce fléau et pour protéger la population, les personnes affectées et infectées et permettre le développement socio-économique et sanitaire du pays.
L’Association Vivre dans l’Espérance avec l’appui de l’Etat, de nos Sœurs en congrégation, des différent partenaires et bienfaiteurs, mène cette lutte contre la maladie depuis bientôt seize ans dans la région des Savanes.

Présentation de l’association Vivre dans l’Espérance
L’association Vivre dans l’Espérance (VIE) a été créée le 10 Mars 1999 et prend à ce jour en charge 1364 personnes vulnérables dont 703 sont sous traitement anti-rétroviral (ARV). Elle accueille et accompagne 1219 orphelins et enfants rendus vulnérables par le VIH dont 110 dans les deux maisons d’accueil. Les autres sont dans les familles d’accueil. De nos jours, l’Association vivre dans l’Espérance comprend plusieurs structures.

LES INFRASTRUCTURES

Soeur Marie Stella au centre Maguy pendant une réunion d'information avec les patients. (Photo F. Sautereau.)

Soeur Marie Stella au centre Maguy pendant une réunion d’information avec les patients. (Photo F. Sautereau.)

  1. ENSEMBLE POUR LA VIE
  2.  LE CENTRE MAGUY qui est le centre de soin des malades
    La bibliothèque
    La boutique pour les activités génératrices de revenus
    L’atelier de formation couture des jeunes filles
    L’atelier couture de stylisme
    L’unité administrative
    L’atelier d’ergothérapie des patients
  3. LA MAISON SAINT JEAN
  4. LES MAISONS D’ACCUEIL

La maison Saint Augustin
La maison Sainte Monique
5. LA FERME AGRICOLE

LE PERSONNEL
35 personnes œuvrent nuits et jours pour le bien être des personnes vivant avec le VIH et des enfants. Il faut noter la présence de plusieurs bénévoles qui servent de relais communautaire et d’accompagnement spirituel.

NB : Parmi le personnel, quatre ont dû arrêter leur contrat Un IDE a réussi au concours de l’Etat. Un sœur IDE est partie en formation religieuse en France. Deux communautaires sur le projet Memory box . Nous les remercions pour tout le travail réalisé ensemble avec beaucoup d’amour et de compétence.
Et nous saluons l’arrivée de deux infirmiers venus pour renforcer l’équipe médicale ainsi que l’arrivée il y a quelques mois de sœur Rosine au sein de l’équipe. Puis dernièrement de Mlle Espérancia qui vient renforcer l’équipe Memory box.

LES BENEVOLES
Nous avons plusieurs catégories de bénévoles au sein de l’association Vivre dans l’Espérance.

3.1 – Les amis de saint Augustin (23 femmes)

Des femmes du groupe des amis de saint Augustin. (Photo F. Sautereau.)

Des femmes du groupe des amis de saint Augustin. (Photo F. Sautereau.)


Il s’agit d’un groupe crée au sein de l’association pour soutenir les activités suivantes:

– Sensibilisation et accompagnement des malades en fin de vie et règlements de conflits familiaux dû à la stigmatisation des PVVIH.

-Accueil des malades abandonnés et les enfants qui perdant leurs parents en bas âges.

– Le soutien spirituel de la congrégation et des personnes affectées et infectées par le VIH/SIDA. Ce groupe joue un rôle majeur dans le fonctionnement de l’Association.

3.2- Les bénévoles paroissiaux (26)
Ils sont répartis dans tout le diocèse de Dapaong et leur principal rôle est la sensibilisation dans leurs différentes communautés, écoles. Ce groupe est appuyé par le personnel du centre dans leurs différentes activités.

3.3- Les autres bénévoles.
Les sœurs serviteurs de l’Evangile.
Elles travaillent depuis quelques mois à nos côtés pour accompagner spirituellement et aider à l’éducation des orphelins surtout ceux des deux maisons familiales. Thèmes débattus  en 2014 : Education sexuelle des jeunes ; la Charité ; la prière

Les novices des frères Franciscains. Il s’agit de trois novices  qui viennent tous les dimanches appuyer les jeunes au niveau de l’accompagnement scolaire.

Les prêtres. Certains prêtres sont bien impliqués dans l’animation spirituelle et de certaines activités  au niveau de l’association (récollection, adoration, accompagnement). Un Père est l’animateur spirituel des orphelinats et organise des adorations du Saint Sacrement tous les dimanches à 17h 30 heures. Le Père aumônier des malades a animé au cours de l’année 2014, quatre sessions avec les malades et les amis de Saint Augustin. Nous rendons grâce à Dieu pour ces différents services donnés pour la Vie de l’Association. Soyez tous remerciés pour le don de vous-mêmes au service des pauvres.

LES MOYENS LOGISTIQUES

  • Deux voitures pour les visites à domicile et les activités administratives dont une est déjà amortie.
  • Un bus presque amorti pour les AGR et transport des enfants et PVVIH malades vers d’autres centre de soins ou animation de camps et de récollection.
  • Six motos pour les visites à domicile et autres activités des centres.
  • Cinq vélos dans le cadre des visites à domicile Memory box.

LES ACTIVITES

 

1 – Les consultations médicales ainsi que suivi de la PTME, rendez- vous pour les bilans biologiques, l’accueil pour le conseil, mises en observation sont faites tous les jours pour les malades dans la salle de soin… se font la plupart du temps au centre Maguy et se poursuivent aux antennes et à domicile pour les patients éloignés ou en fin de vie. Le centre Maguy est ouvert tous les jours du Lundi au vendredi et une équipe médicale et de prise en charge est sur place pour l’accueil.

2- Les consultations psychologiques  des enfants et patients. L’accompagnement psychologique est une activité qui vient compléter la prise en charge. C’est le volet qui permet au malade de pouvoir se sentir intégré avec sa maladie dans sa famille et dans sa communauté ; à la famille de comprendre le vécu du malade afin de lui accorder une place au cours de l’évolution de sa maladie et enfin à la communauté de d’intégrer la famille du malade.

3.L’accompagnement au développement de la résilience  avec les « memory box ».C’est un processus qui prend en charge les familles d’accueil, les familles et les orphelins de qui ont des difficultés psychologiques suite au décès des parents. C’est un programme qui permet aux enfants et à la famille de pouvoir faire face aux épreuves de la vie avec une résistance psychologique.

Au laboratoire de l'hôpital Yendoube, les analyses de sang des patients. (Photo F. Sautereau.)

Au laboratoire de l’hôpital Yendoube, les analyses de sang des patients. (Photo F. Sautereau.)

4. Suivi biologique. Celui-ci se fait en lien avec le laboratoire de la pédiatrie et nous profitons de cette occasion pour remercier tout le personnel du laboratoire, de la pédiatrie et lnos sœurs en service.

5.La pharmacie. Nous avons plusieurs points de pharmacie :
– La gestion des médicaments pour les infections opportunistes. L’achat de ces médicaments est assuré par le projet Lumière/ Vie, le nouveau projet qui vient relayer Amour/ Espérance de l’OCDI. Nous demandons aux patients de donner une participation de 25 à 75% selon leurs moyens financiers. Cette année 827 personnes ont bénéficié de la prise en charge des IO.
– Collaboration internationale du Canada.
– ARV avec une pharmacie envoyée par le Fonds Mondial, le PNLS. Nous avons eu à inclure sous ARV cette année 88 nouvelles personnes. Ainsi 572 personnes sont traitées par des médicaments de première ligne et 131 personnes en seconde ligne.
– Les médicaments pour les infections opportunistes des Orphelins soutenus par l’Unicef.

PARTENARIAT MEDICAL

L’hôpital de Tanguiéta : Nous tenons à remercier le Frère Florent, le Docteur Kouma, le directeur de l’hôpital et la responsable de la dispensation des ARV pour leur collaboration dans les suivis et soins de nos patients.

Le centre hospitalier régional de Dapaong : Nous sommes de plus en plus proches par la collaboration et les soins de nos patients hospitalisés. Nous disons un merci spécial à tout le personnel soignant du CHRD.

Les antennes-relais (Mango et Bogou) : Nous restons toujours très reconnaissants pour l’accueil que nous réservent les deux communautés religieuses pour les consultations mensuelles de nos patients proches de leur entourage. À Mango, nous saluons la communauté musulmane qui est bien impliquée dans la lutte contre le VIH/Sida. La communauté de Mango compte 68 patients qui sont accompagnés et la communauté de Bogou, 25 patients.

LE SUIVI A DOMICILE ET A L’HÔPITAL
Il consiste à aller voir le patient dans sa famille ou à l’hôpital pour  le suivi médical; voir l’implication de la famille dans la prise en charge médicale; régler les conflits familiaux; accompagner des malades en fin de vie; préparer la famille et le malade à mieux vivre cette étape souvent douloureuse.

Il y a aujourd'hui toutes les possibilités pour éviter les contaminations mère-enfant. (Photo J. Perbrel.)

Il y a aujourd’hui toutes les possibilités pour éviter les contaminations mère-enfant. (Photo J. Perbrel.)

LA PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT
Elle consiste en des suivis et consultations de femmes enceintes jusqu’à l’accouchement pour protéger la maman et éviter la contamination du bébé. Cette prise en charge se décline en plusieurs volets : le suivi biologique; l’accompagnement du couple; les analyses PCR à la naissance; le suivi de la croissance de l’enfant jusqu’à 24 mois; la préparation du couple pour le sevrage à 8 mois.

Ce service est appuyé par le programme de santé de l’OPALS. Tous les trimestres, le suivi des activités est fait par le Dr Leocady Folly, puis la consultation des OEV est faite par le Professeur Courpotin, responsable de l’OPALS. Nous avons eu beaucoup de succès car de nos jours, nombreux sont les couples contaminés qui donnent naissance à des enfants séronégatifs. Nous disons un sincère merci à toute l’équipe de l’OPALS pour la qualité de son travail. Sur 20 PCR effectué, seul 2 enfants sont séropositifs.

LA PRISE EN CHARGE MEDICALE DES ORPHEINS OU ENFANTS VULNERABLES
Elle s’est améliorée grâce à la mobilisation et à la vigilance de l’équipe soignant et des médiateurs communautaires. Le nombre des orphelins contaminés s’est stabilisé grâce à la sensibilisation et aux différents services rendus par la PTME. Nous avons néanmoins des enfants malnutris venant des villages. Le dépistage de la plupart d’entre eux révèle un résultat positif et ces enfants ont souvent beaucoup de retard psychomoteur.
Certains de nos enfants commencent par déprimer parce qu’il y a déjà 16 ans et plus qu’ils suivent les traitements et de nos jours ces derniers ne répondent plus à cause des mutations que subi le virus VIH. Ceci donne un peu de stress au personnel soignant qui se voit limité dans les soins. Alors que les enfants mendient la santé, nous sommes dans une période très délicate car les ruptures de traitements commencent à se faire sentir.

 LA PRISE EN CHARGE COMMUNAUTAIRE

La sensibilisation se fait lors des visites à domicile, dans les maisons, dans les écoles, et lors des émissions radiophoniques.

LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE DES PATIENTS ET ORPHELINS

La cantine des enfants. (Photo F. Sautereau.)

La cantine des enfants. (Photo F. Sautereau.)

La Cantine des enfants : Elle fonctionne du lundi au vendredi et 45 enfants y prennent parts.
Les adultes prennent part au repas conviviaux préparés tous les jeudis après la rencontre du groupe de parole. Il est ensuite préparé un repas chaud à domicile pour les patients en fin de vie ou hospitalisés.
La distribution des kits alimentaires aux orphelins des villages et aux patients malnutris. Cette prise en charge nous est rendu possible grâce à L’UNICEF, au projet Lumière/ Vie, aux associations Maminou, Yendoubouam, l’Acacia et le Néré, à Mme ILSE et aux amis de France.
Cette activité a permis de diminuer la mortalité surtout infantile et éviter la dégradation de la santé chez les patients qui ont des conditions de vie difficiles car nombreux d’entre eux meurent plutôt de malnutrition que du VIH. Nous avons enregistré au cours de l’année dernière 3 décès sur 180 orphelins ou enfants vulnérables (OEV) contaminés.

LA FERME DE L’ASSOCIATION VIE

Lambert supervise le travail de deux jeunes de l'association Vivre dans l'Espérance qu'il est en train de former au maraîchage, à l'aide d'un ouvrier agricole. (photo Julien Pebrel)

Lambert supervise le travail de deux jeunes de l’association Vivre dans l’Espérance qu’il est en train de former au maraîchage, à l’aide d’un ouvrier agricole. (photo Julien Pebrel)

Situation Géographique : La ferme de l’association est située au Nord-ouest de la ville de Dapaong. Elle est créée en sept 2009 et se situe à Tantigou Barrage à environ 7 Km de Dapaong.
Le premier domaine est constitué de quatre hectares et demi. Il est clôturé et abrite les installations suivantes : un logement pour le technicien et les apprenants, un magasin de stockage des récoltes avec une aire de battage, un bâtiment de trois pièces qui abritent les bovins, les ovins et les caprins ; une porcherie et un poulailler qui ne sont pas encore achevés. Outre les installations, le reste du domaine sert aux cultures saisonnières, notamment le maïs.
Le second domaine est constitué d’un bas fond et vient d’être clôturé. Il sert à développer les cultures saisonnière (la riziculture) et les cultures de contre-saison. On y cultive notamment les oignons, les légumineuses comme les tomates, les laitues, l’oseille de Guinée, les choux, le gboma, l’adémé, le gombo, les carottes, etc. Le barrage qui se trouve au nord du domaine à environ 1Km fournit de l’eau pour l’irrigation de la parcelle. De plus, il y a deux puits creusés depuis 2013 qui fournissent de l’eau lorsque le barrage ne peut pas le faire.
La ferme est exploitée par quatre employés appuyés par deux jeunes en formation. Mais très souvent, nous sollicitons la main d’œuvre extérieure pour appuyer les employés.
Les outils utilisés  : nous utilisons des outils rudimentaires comme les dabas, les houes, les coupe-coupe, les binettes, les faucilles pour exploiter la terre. Pour l’arrosage, c’est les arrosoirs fabriqués à base des tôles qui sont utilisés.
Difficultés :  La région des savanes est constituée essentiellement de sols argileux très pauvres ne permettant pas d’obtenir une bonne productivité. Notre ferme n’échappe pas à cette règle. La ferme connaît une productivité très faible à cause de l’infertilité de la terre, mais aussi des techniques et moyens utilisés. Les outils sont rudimentaires et donc un travail pénibles. Il y a aussi la non maîtrise du sol par rapport à la culture qu’il faut pratiquer. Nous ne maîtrisons pas non plus les techniques de conservation. C’est pour cela qu’à certains moments de l’année il y a une surabondance alors qu’à d’autres moments il n’y a rien.
Perspectives : Développer l’élevage pour pouvoir contourner les contraintes naturelles. Lorsque l’élevage sera développé, nous pourrons nous procurer de plus de fumier pour fertiliser le sol. En ce sens, nous pourrons diminuer l’utilisation des produits chimiques et avoir une production bio et plus élevée. De plus l’élevage pourra combler les besoins des OEV en viande et alimentation par la vente des bêtes. Et nous projetons améliorer la productivité de l’activité en rendant performant les outils utilisés.
Pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire des OEV, l’association a besoin de tous les soutiens techniques, moraux, financiers et matériels.

Conclusion : Nous profitons de l’occasion pour remercier les personnalités suivantes :  Benoit Bourin et son association l’Acacia et le Néré, les associations Yendouboam et Maminou et toutes les personnes de par le monde qui, de quelques manière que ce soit apporté leur contribution à la ferme agricole de l’association.

LA PRISE EN CHARGE DES MAISONS D’ACCUEIL

La maison familiale Saint Augustin : Elle accueille 38 garçons. Elle est en réfection depuis la rentrée scolaire 2014-2015. Nous remercions les associations Yendouboam, Maminou et les autres partenaires qui ont bien voulu prendre la charge du réaménagement. Nous allons bientôt découvrir les travaux réalisés. Cette année la Maison Saint Augustin va connaitre un changement de responsable. Maman Jacqueline après plusieurs années de

Maman Jacqueline, dite aussi "Maman Cathé" avec le petit Frédéric qu'elle a pris en charge. (Photo J. Pebrel.)

Maman Jacqueline, dite aussi « Maman Cathé » avec le petit Frédéric qu’elle a pris en charge et la petite Grace-Teresa à son arrivée à l’association en 2012. (Photo J. Pebrel.)

responsabilité de cette maison est mutée vers la responsabilité de la cantine des enfants contaminés. Nous la remercions pour sa délicatesse et son sérieux dans l’éducation de nos enfants. Les enfants contaminés sont très contents de cette mutation car c’est une bonne cuisinière. La responsabilité de la maison est passée à Elisabeth, une jeune maman qui a grandi à Saint Augustin et qui depuis trois ans appuie maman Rita à sainte Monique. Nous la remercions pour cette grande charge que nous lui confions en lien avec Jean le grand, le grand frère des OEV.

La maison familiale Sainte Monique : Elle abrite 77 filles et les petits garçons en temps plein puis 18 OEV en famille d’accueil qui viennent prendre leur repas à midi. Présentement les deux maisons sont jumelées à cause des travaux de réaménagement de Saint Augustin. La maison Sainte Monique a accueilli 16 nouveaux orphelins au cours de l’année 2014. Nous remercions les Mamans Rita, Jacqueline et Elisabeth ainsi que leur collaborateur pour leurs bonnes collaborations et leur amour au service de nos enfants.

LES ACTIVITES GENERATRICES DE REVENUS
La boutique : Elle a connu un grand succès cette année grâce aux différentes relations internationale. Grâce au groupe de presse Bayard, nous avons pu confectionner 300 sacs à tarte vendus avec succès à Noël. Nous remercions Tanti Catherine, les jeunes couturières pour leur mobilisation et leur dynamisme.

La maison Saint-Jean :Elle est de plus en plus fréquentée grâce au dynamisme et au bon accueil réservé par Tanti Hortense et son équipe. Nous leur disons un sincère merci. La maison a eu 104 visiteurs en 2014 à qui nous exprimons toute notre gratitude et reconnaissance.

LES ATELIERS DE FORMATION DES OEV

L’atelier couture des filles : elles sont au nombre de six en formation

L'atelier de stylistes, voisin de celui des apprenties couturières. (Photo D. R.)

L’atelier de stylistes, voisin de celui des apprenties couturières. (Photo D. R.)

sous la responsabilité de Judith.
L’atelier des stylistes vient juste de voir le jour et n’a pas encore de jeunes en formation.

FORMATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE

L’association vivre dans l’Espérance accompagne 1219 orphelins dont 938 sont scolarisés et 405 ont bénéficiés des ténues scolaires ; 337 ont eu leur scolarité payée par l’Association. En 2014 l’association a pu installer six jeunes qui ont fini leur petite formation professionnelle ainsi que 11 jeunes qui ont fini leurs études professionnelles et sont actuellement en recherche de travail.

 LES ACTIVITES AVEC LES ENFANTS

La chorale Espérance : Elle a connu un grand succès à l’été 2014. Douze choristes et trois encadrants sont allés en France pour un séjour d’un mois. Elle a été invitée et soutenue par nos fidèles amis les Apprentis d’Auteuil pour présenter un concert à Paris en partenariat avec des enfants français et américains. D’autres concerts ont été donnés à Paris, Cambrai, à Lourdes… grâce à l’appui de la communauté de Cambrai et nos sœurs du nord de la France. Une véritable tournée, une vraie action de grâce pour tout ce que les Sœurs hospitalières ont réalisé dans la vie de nos enfants à travers toute la région des savanes depuis plus de 50 ans. Nous avons pu réaliser un CD et un DVD Vidéo des chansons de nos enfants qui sont actuellement en vente à la boutique.

Le groupe des ados. (Photo D. R.)

Le groupe des ados. (Photo D. R.)

Le groupe des adolescents : ils se retrouvent tous les 1er dimanches du mois au tour d’un thème. Moments forts pour partager leur joie, leurs peines et toutes les difficultés quelque fois liées à la stigmatisation. Ce sont des moments forts pour exprimer leur espoir avec des projets de vie très concrets. D’où toute notre attention pour recevoir ces partages, discerner et pouvoir orienter vers une formation possible et adaptée.
L’Association des Anciens OEV de VIE : Nos orphelins adultes sont en train de vouloir créer leur association afin de venir en aide à VIE avec pour but de pérenniser les liens de fraternité entre les aînés et les amis afin de constituer la relève en apportant des aides et des conseils aux plus jeunes de l’Association Vivre dans l’Espérance et aux enfants démunis et sensibiliser les jeunes sur le VIH/SIDA en partenariat avec l’association mère. Ils préparent leurs statuts et documents administratif. Nous leur souhaitons bonne chance et soutenons leur démarche. Il faut noter que l’année dernière (2014) deux orphelins nous ont consacrés une année de bénévolat afin de pouvoir aider aux différentes activités de l’association.

LES ACTIONS DES PARTENAIRES
Chacun d’entre eux est aujourd’hui comme des gouttes dans la mer qui nous accompagnent jour après jour, par leur fidélité, amitié, par leur confiance dans les financements, à réaliser nos projets, à donner la vie et l’espérance aux bénéficiaires de VIE. Que Dieu bénisse chacun dans sa situation.

A tous les nombreux bienfaiteurs connus ou anonymes Merci !

A tous et à chacun de vous notre reconnaissance, nos sincères remerciements car grâce à vous nous pouvons réaliser cette immense labeur auprès des familles, des malades et orphelins touchés par le VIH/SIDA. Nous tenons aussi à remercier nos frères du milieu qui ont participé cette année à la vie de nos orphelinats. Ainsi le CEG Nassable II, la NJPF, le Ministre de Sécurité, le Conseiller Spécial de la présidence, le partie des Togolais, le Ministère de l’Action Sociale, le groupe UNIR de Dapaong, le Syndicat des travailleurs de la CEET avec la Miss.

LE PARRAINAGE DES OEV
Les parrainages restent les poumons de nos maisons et familles d’accueil, de la vie professionnelle de nos étudiants et OEV en apprentissage. Nous ne saurons dire que merci à chacun de vous en France qui ne cessés de mettre du sien dans cette tâche si lourde. A vous les parrains, vos correspondances sont comme des flammes de bougie d’espérance allumée dans la vie des Orphelins. Un merci spécial à nos sœurs de la province de France (saint Amand-les-Eaux) et à toute l’équipe du personnel, aux amis de l’Allemagne.
Ces différents appuis aident souvent les familles désireuses de garder nos orphelins alors qu’ils n’ont aucun moyen de le faire. Ainsi un parrainage est souvent destiné à une famille pour les besoins élémentaires (alimentation, soins, frais scolaires, frais de formation etc.La bibliothèque est de plus en plus fréquentée par nos OEV et la jeunesse de la ville, 335 nouveaux abonnés et 8 400 lecteurs. Nous disons merci aux associations et amis qui nous envoient les documents pour les enfants.

NOS DIFFICULTES

Après 15 ans d’existence le centre Maggy n’est plus adapté aux réalités de nos soins. Le projet A/E a pris fin avec certaines activités réduites. L’association Simba a arrêté ses actions pour des raisons économiques après un an.
Nous avons eu cette année 17 décès dont 03 OEV et, beaucoup de malades décompensent. Parmi les 17 décès, deux ont été assassinés par les familles (conjoint et beau – frère) et un s’est suicidé car il était stigmatisé.
Nous sommes en une période de rupture des ARV au niveau national, ceci risque de compliquer la prise en charge et les nouvelles inclusions.
Nous découvrons de plus en plus des adultes malnutris.
Nous n’oublions pas les membres de notre association souffrant, de nos différents bienfaiteurs souffrant.
Nous avons été éprouvés par l’épreuve de maladie de certaines de nos sœurs ainées et même la mort pour d’autres. Qu’elles intercèdent pour nous et pour nos différentes missions partout où nous sommes.

NOS PROJETS
- Nous continuons la mobilisation des fonds pour la construction du nouveau centre et nous remercions déjà les associations partenaires qui ont envoyées leur financement (Pèlerin, Aide à l’Eglise en détresse, Maminou ….)
– Nous remercions les autorités locales (le préfet, le maire et Monseigneur l’évêque) pour leur soutien accordé à nos différents projets ; au gouvernement pour la rétrocession du domaine administratif. Nous attendons les dernières démarches administratives.
– L’amélioration de la ferme agricole par l’introduction de l’élevage des poissons et de poules.

LES VISITES ET LES SUPERVISIONS
Nous avons eu différentes missions de supervisions des différents partenaires  tels que : UNICEF, OPALS, PNLS, OCDI Nationale, RENODES, CNLS, l’Ambassade de France
Nos différents partenaires qui nous ont rendu visite :

 CONCLUSION

Nous sommes heureux de constater que les recherches scientifiques continuent, que les nouvelles infections baissent d’année en années, que beaucoup de patients mondialement aient accès au traitement ARV, que la transmission de la contamination baisse, que les décès liés au VIH ont chutés de 35% depuis 2005.

En 2013, environ 1.5 million de malades sont décédés contre 2.4 Millions en 2005. Même si la prévalence la plus élevée en Afrique, 24.7 millions de PVVIH vivent en Afrique sur 35 millions dans le monde. La couche la plus vulnérable demeure les femmes 58% des femmes vivent avec le VIH/Sida. La couverture du traitement mondial n’est que de 37%. Il faut noter que 67% des hommes et 57% des femmes n’ont pas accès au traitement. Ceci est important et doit donc retenir notre attention.

Au Togo, la prévalence en 2013 est estimée à 2.9%. Devant tous ces chiffres il y a encore du travail à faire  surtout en Afrique dans la prévention, la prise en charge des malades et orphelins. Pour cela vous êtes nombreux à nous soutenir de par vos actions, votre affection, vos compétences à avancer dans l’espérance pour donner la vie a ceux qui connaissent l’amertume de cette infection.

Nous ne pouvons terminer ce rapport en vous redisant un seul mot, MERCI et par ce Poème : « L’Amour que vous avez pour nous annonce un bel avenir, il fait naître le désir de vivre, de se battre, il donne jour à l’espérance, fait naître la confiance et nous invite à repartir ; car ce qui compte ce n’est pas ce que nous faisons mais tout l’amour que nous mettons à le faire.  » Nous dit Mère Teresa.

SOYEZ TOUS BENIS DE DIEU, MERCI MERCI MERCI

 

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