Une conférence de Soeur Marie Stella, pleine d’émotion, à Lille

Soeur Marie Stella avec Anne Ponce et Sophie Laurant à la tribune de l'Université catholique de Lille. (Photo B. Destresse.)

Soeur Marie Stella avec Anne Ponce et Sophie Laurant à la tribune de l’Université catholique de Lille. (Photo B. Destresse.)

Grande émotion à Lille, mardi 19 mai, quand Sœur Marie Stella prend la parole dans la grande salle des Actes de l’Université catholique, devant plus de cent-trente personnes. A l’invitation d’Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin et du P. Bruno Cazin, vice-recteur de l’université, la religieuse togolaise est venue parler de « ses  » enfants.

« Je n’aime pas dire « orphelinat » a-t-elle précisé pour parler des deux maisons d’enfants que son association, Vivre dans l’Espérance, gère, à Dapaong, au nord du Togo. Car nous formons une nouvelle famille autour de ces enfants dont les parents sont décédés du sida. » Sans se lasser, d’une voix résolue, Sœur Marie Stella raconte sa lutte, depuis la découverte, en 1998, des premiers malades. Elle évoque sa prise de conscience à la fois des ravages de la maladie et « de la stigmatisation sociale qui allait avec », quand elle a appris que son frère était lui-même atteint.

Elle sait donner la parole à Maman Rita, qui l’accompagne et embrasse les parrains

Avec Soeur Geneviève, à Saint-Amand, alors qu'elles préparent la soirée de Lille. (Photo S. Laurant)

Avec Soeur Geneviève, à Saint-Amand, alors qu’elles préparent la soirée de Lille. (Photo S. Laurant)

français de la part des enfants, à sœur Geneviève qui a connu les évolutions de l’hôpital pédiatrique ouvert par les religieuses en 1962 et qui a soutenu Sœur Marie Stella depuis la fondation de l’association, en 1998. Finalement, elle propose aussi à Pascale, française séropositive d’apporter son témoignage. Pascale voudrait que des échanges s’établissent entre porteurs du VIH occidentaux et africains pour que chacun prenne conscience de la réalité de l’autre. « Ici, en France, on ne se rend pas compte à quel point notre prise en charge est facile par rapport au Togo » témoigne cette femme qui est déjà venue à Dapaong.

C’est sans doute le mot « Espérance » qui est revenu le plus de toute la soirée. Espérance en Dieu, en la Charité, en les hommes, en l’évolution des traitements… « Je ne sépare pas la prière de l’action, et je suis à la fois le modèle évangélique de Marthe et celui de Marie », a expliqué la religieuse pour qui chaque pauvre est « le visage du Christ ». Ce qui ne l’a pas empêché de préciser qu’elle accueille les enfants musulmans et animistes aussi bien que les enfants chrétiens. Elle qui a parfois eu à faire face au racisme, lors de ses études en Europe, a tenu à rappeler, qu’en France comme Togo, « face à l’étranger, à la différence, nous ne devons pas avoir peur mais accueillir avec joie une richesse nouvelle. »

Soeur Thérèse Marie, Maman Rita, Sophie Laurant et Soeur Marie Stella se reposent en attendant l'heure de la conférence. (Photo Sr Soledad.)

Soeur Thérèse Marie, Maman Rita, Sophie Laurant et Soeur Marie Stella se reposent en attendant l’heure de la conférence. (Photo Sr Soledad.)

Puis, sœur Marie Stella et maman Rita, accompagnées de sœur Geneviève, de sœur Thérèse Marie -qui gère l’administration de Vivre dans l’Espérance en France_ est rentrée à sa communauté de Saint-Amand-les-Eaux, où l’attendaient les autres religieuses.

Sophie Laurant

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