L’histoire de Chamak, 8 ans, enfant de Vivre dans l’Espérance

Chamak (à gauche) a retrouvé la santé et le sourire. (Photo D. R.).

Chamak (à gauche) a retrouvé la santé et le sourire. (Photo D. R.).

Au début de l’année, luttant pour conserver ses forces malgré la dégradation de son état sanitaire.,  le jeune Chamak avait demandé à être baptisé, avec l’accord de son papa car il est issu d’une famille musulmane.  Aujourd’hui il a retrouvé son sourire et sa joie de vivre et espère qu’un parrain européen voudra bien l’aider à poursuivre sa scolarité. Cet portrait, rédigé par un des « grands » de l’association Vivre dans l’Espérance, témoigne aussi des difficultés que rencontrent les jeunes atteints du VIH, pour suivre leur traitement.

Tout comme les autres enfants de la maisons Sainte Monique, Chamak peut enfin aller à l’école.  » il faut noter qu’avant  que la sœur ne décide qu’il soit baptisé, nous avons failli lui perdre. Quand sa santé a chuté, on ne pensait pas lui récupérer et je trouve qu’après le baptême  il est ressuscité! confie maman Rita. Nous n’avons pas compté seulement sur les traitement que nous lui donnons mais aussi et surtout sur la divine Providence. Il est maintenant dégourdi par rapport aux mois passés où il s’isolait ».

Car le petit garçon revient de loin :

Depuis quatre ans, Chamak un garçon de 8 ans, vivant avec le VIH et abandonné par sa

Chamak en janvier dernier, lors de sa fête de baptême. (Photo D. R.).

Chamak en janvier dernier, lors de sa fête de baptême. (Photo D. R.).

 

famille après la mort de sa maman, fait partie des enfants de la maison Saint-Augustin. L’an dernier, il est revenu des grandes vacances affaibli par la maladie. Car, comme souvent, les parents éloignés chez qui les enfants vont le plus souvent passer leurs vacances n’assurent pas toujours un suivi sanitaire adéquat. Du coup, la plupart des enfants placés en famille pendant les vacances prennent mal leurs médicaments ou arrêtent leur traitement sans que les parents qui les accueillent ne s’en rendent compte. Au retour des vacances, beaucoup sont malades, au point que l’Association Vivre dans l’Espérance se pose actuellement la question s’il faut envoyer ou non les enfants contaminés pour passer les vacances en famille.

Le jeune garçon a demandé le baptême. (Photo D. R.)

Le jeune garçon a demandé le baptême. (Photo D. R.)

Chamak a été pris en charge à la maison Sainte-Monique, l’orphelinat où sont regroupés les plus petits, à cause de sa santé fragile. Après trois semaines de fièvre, de diarrhée, d’inappétence, les forces de Chamak diminuaient quand il s’est rendu un jour de lui-même chez maman Rita en disant ceci : « le prêtre ne va pas me baptiser ? Car je ne me sens pas bien.»

 

Chamak étant musulman d’origine, nous avons demandé la permission à son papa, lequel nous a répondu comme suit « Chamak ne pourra plus jamais revenir à la maison, car ma nouvelle épouse ne veut pas de lui. Malgré toutes les explications avancées par moi, elle tient qu’il est dangereux et fait la honte de la famille. Désormais, il vous appartient alors de faire de sa vie ce que bon vous semble. Votre Dieu est mon Dieu ; nous adorons tous le même Dieu. Prenez-le comme votre fils, qu’il appartienne à l’Eglise. »

Chamak cet innocent, qu’a-t-il donc fait pour mériter cela ? L’Espérance veut que nous continuions la route avec lui. Il a été donc baptisé le 22 janvier 2015 sous le nom de François, en pensant au courage et à la force du Pape François. Tous les enfants l’appellent

« le Pape » et depuis, il va mieux ; il a repris la route de l’école comme les autres enfants. A

Grâce au suivi attentif et plein d'amour de l'association Vivre dans l'Espérance, Chamak a repris le chemin de l'école. (Photo D. R.)

Grâce au suivi attentif et plein d’amour de l’association Vivre dans l’Espérance, Chamak a repris le chemin de l’école. (Photo D. R.)

la fin du baptême, le Prêtre lui demande : « Que veux-tu que je te donne ? » Il répond : « Priez pour moi.» Ce fut très émouvant ! Merci à Chamak-François qui a ravivé notre foi en Dieu par la grâce du baptême.

Nous sommes à la recherche d’un parrainage pour continuer sa prise en charge car l’Association Vivre dans l’Espérance ne vit que des dons des hommes de bonne volonté.

Jean, jeune de l’Association Vivre dans l’Espérance

 

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2 réponses à L’histoire de Chamak, 8 ans, enfant de Vivre dans l’Espérance

  1. aguettant jacinthe dit :

    merci à Chamak; pouvez vous lui demander de prier pour nous, merci jacinthe

  2. Jean yoabone dit :

    Pas de soucis ma grande. Merci pour ton soutien.