Les multiples projets de l’association VIE, racontés par Yendouboame

Le groupe de Yendouboame et de France-Togo avec les étudiants de Vivre dans l'Espérance qui étudient à Lomé, la capitale. (Photo J.-L. Durand.)

Le groupe de Yendouboame et de France-Togo avec les étudiants de Vivre dans l’Espérance qui étudient à Lomé, la capitale. (Photo J.-L. Durand.)

A l’association Yendouboame, l’année 2016 a été marquée par la rencontre de l’association France-Togo, son président Eric Fabre et son vice-président Etienne Ilher.

L’association France-Togo organisait un voyage au Togo en octobre dernier. Nous avons participé et partagé, avec un grand plaisir, du 21 octobre au 2 novembre 2016, ce séjour avec les membres de France-Togo.

Cette association a pour objectif de promouvoir et de renforcer les liens entre le Togo et la France, de permettre à des Français d’origine togolaise de pouvoir retrouver leurs racines et de créer des réseaux entre les associations françaises qui ont des actions au Togo.
Lors de notre 1ère rencontre, le 23 janvier 2016, Eric Fabre a été particulièrement touché par l’association Yendouboame, pour son action dans le nord du Togo, appelé région des Savanes, région la plus pauvre du pays, par sa situation géographique, son climat très sec et de son éloignement de la capitale. Voici le récit de notre voyage.

Marcel et les étudiants de l’association « VIE »

Le lendemain de notre arrivée, une réunion de travail nous attendait avec Marcel

Marcel, responsable des étudiants de Vivre dans l'Espérance. (Photo J.-L. Durand).

Marcel, responsable des étudiants de Vivre dans l’Espérance. (Photo J.-L. Durand).

Sema, directeur adjoint de l’association « VIE », pour préparer la rentrée scolaire des étudiants à Lomé. Chacun a présenté son cursus et ses projets. Marcel donne ses directives : « Travaillez pour acquérir des compétences, restez solidaires et disponibles, entraidez-vous, prenez des engagements et montez des projets, ne perdez pas de temps. L’Afrique est en retard, c’est vous les jeunes qui devez être acteurs du développement de notre pays. Nous avons la chance que les partenaires de l’association « VIE » se mobilisent pour vous soutenir. »
L’avenir de l’association « VIE » va dans ce sens. Elle existe maintenant depuis 15 ans, les

premiers jeunes entrés dans l’association sont maintenant en âge de pouvoir entrer dans la vie active. Pour que l’association « VIE »perdure, il faut que les jeunes puissent prendre le relai des responsables actuels, qu’ils puissent organiser, au travers de leur propre association, des actions qui aideraient au financement de projets, qu’ils puissent devenir autonomes et être, à leur tour, parrain ou tuteur d’un enfant.
L’association « VIE» leur est venue en aide, c’est grâce à elle qu’ils ont pu se sortir de leur situation familiale difficile, parfois tragique. C’est à eux d’aider les plus faibles, d’appliquer et de transmettre toutes les valeurs éducatives que l’association leur a enseigné : partage, amour, respect, dignité, humilité mais aussi engagement, développement, innovation.
Le dernier jour, les étudiants ont invité l’association France-Togo avec son président, son

Eric Fabre, président de France-Togo. (photo J. L. Durand).

Eric Fabre, président de France-Togo. (photo J. L. Durand).

vice-président et la secrétaire à une assemblée.

Les échanges ont été très enrichissants pour tous. M. Bobart, entrepreneur franco-togolais, qui a fait ses études à Angers et qui vient de monter son entreprise à Lomé, a parlé de son expérience et du potentiel dans le développement économique du Togo dans les dix ans à venir avec la reprise de la concession du port de Lomé. Il y a de l’espoir et de l’emploi pour l’auto-entreprenariat.

Après quelques jours sur Lomé, la visite de la région des plateaux du Sud autour de

Kpalimé et la participation à la remise du prix littéraire à l’Institut français par l’ambassadeur et le ministre de la Culture, nous avons rejoint Dapaong.

A l’hôpital pour enfants Yendube

C’est, pour moi, une longue histoire de plus de 30 ans, qui a débuté lorsque j’ai travaillé à hôpital d’enfants Yendube, créé par la communauté des Augustines hospitalières.
L’Hôpital d’enfants Yendube comprend un dispensaire pour les consultations, un service d’hospitalisation de 80 lits, un service de médecine, de réanimation et surtout de nutrition.

Une maman à la pédiatrie. (Photo J.-L. Durand).

Une maman à la pédiatrie. (Photo J.-L. Durand).

Actuellement,le service de néonatologie est en réhabilitation ; l’objectif étant de le moderniser en secteur semi- stérile pour améliorer la prise en charge des prématurés et diminuer la mortalité infantile qui, dans cette région, reste importante.
L’hôpital a deux activités qui génèrent des revenus : une fabrique d’eau de javel et des bassins ensemencés de spiruline. La spiruline est une algue très riche en protéines, elle est transformée, séchée, réduite en poudre ; elle permet de pallier les défauts nutritionnels des enfants hospitalisés ou est vendue comme condiment alimentaire, conditionnée en gélule.

Soeur Geneviève, togolaise d’adoption

Jeudi 27 octobre 2016, arrivée à Dapaong :  la première personne que je rencontre est la directrice de la pédiatrie, Soeur Geneviève ; c’est elle qui m’a accueillie et encadrée, il y a 32 ans ; c’est ma référente à qui je dois respect et  bienveillance ; elle est Française mais surtout Togolaise dans l’âme, toute sa vie fut au service des enfants de cette région. Elle m’a transmis mon attachement pour ce peuple et cette région. Même si la vie est difficile, la préoccupation de chaque jour étant de pouvoir se nourrir, les valeurs humanistes de partage, de solidarité,

A gauche, Soeur Geneviève, à droite Hélène Durand, présidente de Yendouboame. (Photo J.-L. Durand).

A gauche, Soeur Geneviève, à droite Hélène Durand, présidente de Yendouboame. (Photo J.-L. Durand).

d’accueil, de travail sont toujours présentes.

A la rencontre des enfants de Vivre dans l’Espérance
Dapaong, c’est aussi et essentiellement notre soutien à l’association « VIE » ou « Vivre dans l’Espérance » qui a été créée en 1999 grâce à Soeur Marie Stella. Religieuse de la communauté, elle s’est particulièrement investie dans la lutte contre le désarroi et les traumatismes quand l’épidémie de sida est apparue dans la région, un véritable désastre sanitaire et social à ses débuts. A cause de l’absence de traitements, des personnes adultes mourraient laissant des enfants orphelins souvent abandonnés par leur famille et par leur village.
L’association « VIE » a, pour vocation, la prise en charge des personnes et des enfants vivant avec le virus du sida dans la région des Savanes du Nord-Togo.
1565 adultes malades sont suivis et 1200 enfants touchés par le virus ou rendus

Jean-Luc Durand, avec les enfants de Sainte-Monique. Photo H. Durand).

Jean-Luc Durand, avec les enfants de Sainte-Monique. Photo H. Durand).

vulnérables, beaucoup d’entre eux sont orphelins.
Deux maisons ont été construites pour les enfants rejetés des familles : la maison Sainte-Monique qui accueille 97 jeunes enfants et filles, la maison Sainte-Augustin qui accueille 45 garçons.
Le vendredi, lever à 4h pour aller à Sainte-Monique rencontrer les enfants avant qu’ils partent à l’école : Une vraie fourmilière… des petits, des tout-petits, des grands qui s’agglutinent autour de nous, Jean-Luc, mon mari, n’a pas assez de bras.

Exceptionnelle Maman Rita !

Tout est rythmé, chacun a son rôle. Des jeunes filles s’occupent des plus jeunes. Elles aident Maman Rita, la maman de tous ces enfants, qui s’est dévouée à leur service, femme au grand coeur qui coordonne, ordonne, cajole ; elle est là, présente, à l’écoute de chacun 24heures sur 24 heures, sept jours sur sept.
Après la toilette, la cloche sonne : c’est l’heure des médicaments, puis le lavage des nez (beaucoup sont enrhumés), puis la bouillie au maïs ou au soja. Ensuite Maman Rita distribue à chacun d’entre eux une pièce de 25 FCFA pour acheter un petit déjeuner à l’heure de la récréation. Et c’est le départ à l’école.

Les « petites mamans »

Depuis un an, Maman Rita est aidée de Brigitte qui la seconde et de onze jeunes filles,

Des "petites mamans" aident Maman Rita à prendre soin des bébés. (Photo J.-L. Durand).

Des « petites mamans » aident Maman Rita à prendre soin des bébés. (Photo J.-L. Durand).

appelées « les petites mamans », qui prennent en charge les petits. Ce nouveau projet de l’association « Vivre dans l’Espérance », est né du fait que l’orphelinat ne désemplit pas : la maison Sainte-Monique accueille beaucoup d’enfants, bientôt une centaine, tous frères et soeurs de coeur, avec deux Mamans : Maman Rita et Soeur Marie Stella. C’était devenu insuffisant. Elles sont maintenant aidées par Brigitte, Nadège, Catherine, Marie, Cécile, Thérèse, Awefa, Aï, Bernadette, Clarisse, Justine.
Les enfants qui arrivent sont des bébés recueillis, abandonnés, malnutris, séropositifs ou pas mais rendus vulnérables par la séropositivité de leurs parents disparus ou malades.
Ce projet permet aussi de valoriser ces jeunes filles (souvent vraiment très jeunes) et promises à un destin peu favorable à leur épanouissement. Marie Stella et le personnel de l’association, lors des visites à domicile, ont ainsi rencontré des situations traumatiques voire des cas de maltraitance. L’objectif est de leur donner une formation pour qu’elles deviennent éducatrices de jeunes enfants. Les jeunes filles, qui étaient pour certaines déscolarisées vont suivre des cours d’alphabétisation, d’autres auront des formations professionnelles courtes : atelier couture, gestion d’un commerce, initiation à l’informatique.

Tous ces cours se font dans la journée car matin et soir, chacune a son rôle et son poste pour les soins des jeunes enfants, chacune est responsable et dort dans une chambre d’enfants. L’accès à l’alphabétisation et à la formation est essentiel pour leur éviter la misère, les mariages forcés, la prostitution, la contamination du VIH.
Les Petites Mamans, nous les avons toutes rencontrées ensemble, un après-midi. Elles ont raconté chacune leur histoire. Ne parlant pas le français, ayant été déscolarisées très tôt, leurs histoires étaient traduites. Beaucoup d’émotions… Nous avons insisté sur la valorisation de leur travail, de leurs tâches quotidiennes auprès des enfants, de l’importance des soins d’hygiène pour mieux se sentir et rester en bonne santé, l’importance de la rigueur des tâches ménagères, de la propreté dans la maison, des besoins essentiels pour bien se nourrir.

Cette transmission, cette initiation, c’est le rôle de l’association Vie. L’association a le souhait de pouvoir mettre à disposition une cagnotte à chacune d’entre elles avec l’objectif d’épargner la moitié de la somme allouée et de leur permettre au bout de deux ou trois années de service,  de devenir autonome et entrer dans la vie active.

Saint-Augustin, la maison des garçons

Saint Augustin est la maison des garçons, ils sont 45. Elizabeth, 28 ans, est responsable de

Elizabeth, responsable de la Maison Saint-Augustin. (Photo J.-L. Durand).

Elizabeth, responsable de la Maison Saint-Augustin. (Photo J.-L. Durand).

la gestion et de l’organisation ; elle est secondée par une Petite Maman Léa, 9 ans, qui aide à l’organisation des repas ; elle sera bientôt scolarisée.
La maison Saint-Augustin a été, l’an dernier, réhabilitée grâce à notre association Yendouboame qui a pu financer les travaux avec l’aide de la Caisse des Dépôts et Consignations, de la mairie de Pruillé, du Conseil départemental du Maine-et-Loire, et la participation d’associations partenaires, sans compter nos donateurs et bienfaiteurs fidèles. Sans eux l’association ne pourrait pas exister, nous ne remercierons jamais assez les personnes qui nous font confiance.

Le nouveau centre de santé
L’autre grand projet de l’association « VIE » en cours de réalisation, est la construction d’un nouveau centre médical, pour assurer les consultations, mais aussi offrir un service

Soeur Marie Stella avec une patiente au centre Maguy. (Photo J.-L. Durand).

Soeur Marie Stella avec une patiente au centre Maguy. (Photo J.-L. Durand).

d’hospitalisation pour les personnes ne pouvant pas revenir à leur domicile et surtout permettre à des malades en fin de vie de bénéficier des soins appropriés, en particulier les enfants qui étaient soignés auparavant à la maison Sainte-Monique.
Ce centre s’adresse aux bénéficiaires de l’association Vie, mais aussi au public, pour des soins de médecine ou de petites chirurgies. Il sera équipé de salle de radiologie et d’échographie.
Les travaux viennent de reprendre pour réaliser le 2ème étage. Le centre devrait être fonctionnel et inauguré lors de la prochaine assemblée générale de l’association VIE, en février 2017.
Les besoins en matériel sont importants : 20 lits, 6 lits d’examen, 5 bureaux au rez-de-chaussée et 10 au 1er étage, des chaises, des chariots à pansements, à ménage, à linge.

La construction du second étage, en novembre dernier. (Photo J.-L. Durand).

La construction du second étage du nouveau centre de soins Maguy, en novembre dernier. (Photo J.-L. Durand).

Lors de notre visite, nous avons rencontré le maire de Dapaong sur les lieux, le maître d’oeuvre nommé par le gouvernement pour le respect des normes de construction. Trois entreprises de la ville de Dapaong travaillent sur le chantier. Chaque entreprise emploie des tâcherons à la journée ou à la semaine, qui travaillent six jours sur sept. Le terrain a été donné par l’Etat togolais.
Un élément fondamental reste à financer : le fonctionnement de ce centre, avec plus de personnel, plus de matériel. Très souvent, les personnes séropositives sans moyens ne peuvent payer ni les soins, ni l’hospitalisation. L’accès aux rétroviraux est gratuit mais les soins nécessitent du personnel compétent. Et l’association se doit d’assurer une rémunération à son personnel. Soeur Marie Stella a réitéré sa demande d’aide financière aux autorités de l’Etat, par l’intermédiaire du maire de la ville, mais tant que la décentralisation n’est pas en place au Togo, le financement des projets locaux reste compliqué. Soeur Marie Stella va demander une audience au ministère de la Santé.

Autour du centre médical, deux bâtiments en construction
Une chapelle est en construction financée par la communauté. Et la cantine des enfants malades est en cours de réalisation. Ce sera un centre de nutrition thérapeutique pour les

La cantine du futur centre de soins. (Photo D. R.)

La cantine du futur centre de soins. (Photo D. R.)

enfants contaminés par le VIH et accueillis avec des déficits nutritionnels majeurs. Un repas enrichi en protéines et vitamines leur est préparé chaque midi, ce qui est essentiel pour lutter contre les maladies opportunistes et rester en bonne santé. Pour les enfants qui sont dans des familles d’accueil, des repas en kit sont distribués ; ils sont entièrement financés par l’UNICEF.
Le bâtiment qui abrite cette cantine a été financé par les actions 2016 de l’association Yendouboame. Il permettra d’accueillir 50 à 70 enfants par jour.
Un nouveau projet de l’association « VIE » serait la cantine à domicile, pour des familles défavorisées. La difficulté serait d’aller faire le repas à domicile 2 jours/semaine pour apporter éducation, prévention, formation, écoute, et surtout faire participer la famille, dans le but d’engager leur responsabilité et lutter contre l’assistanat.

La maison de Marthe et Marie
Encore un nouveau projet, qui tient vraiment à coeur à Marie Stella : la création d’une maison communautaire laïque « la maison de Marthe et Marie ». La maison a été donnée par l’évêché de Dapaong. Des travaux de peinture sont en cours. Le but de cette maison est de pouvoir créer une communauté de femmes laïques avec pour objectif de vivre ensemble, en partageant des valeurs de partage, de formation sur la relation d’aide pour pouvoir accompagner, écouter, soutenir les personnes en difficulté ; ce serait un lieu de repos, de ressources, de paroles.
Une des missions serait d’accueillir des personnes en détresse quelques jours. Elle servirait aussi de maisons de relais pour les Petites Mamans, de lieu d’échange et d’écoute pour les adolescents. Marie Stella est à l’initiative de cette maison de fraternité.
Nous avons profité de la visite à Yendouboame dans son village pour nous arrêter à la ferme de l’association, « VIE » Sa rentabilité n’est pas encore notable mais un nouveau technicien agricole est arrivé avec des projets d’évolution pour l’élevage. Actuellement la partie élevage comprend une trentaine de cochons, des volailles et des chèvres.
Des essais de permaculture sont en expérimentation et donnent des résultats probants. Le maraîchage manque de matériel, en particulier pour les labours, ce qui empêche une production plus intensive après la saison des pluies.
Un projet de pisciculture va bientôt émerger, financé par l’ambassade de France pour réhabiliter les quatre bassins existant sur le terrain : le poisson est un apport intéressant en protéines pour les enfants, et éventuellement la vente des poissons pourrait apporter un revenu. L’objectif de la ferme, avant d’apporter une activité économique, est de nourrir les enfants des deux maisons.

Notre protégé, Yendouboame, 12 ans
Yendouboame a 12 ans Nous sommes arrivés dans l’école de son village avec Soeur Angèle, pharmacienne de la pédiatrie, notre lien avec la famille de Yendouboame.
C’était l’heure de la récréation. Notre venue a créé une émulation des élèves qui se sont tous agglutinés autour de nous.

J’ai tout de suite reconnu Yendouboame, un grand garçon, en uniforme, souriant et gai. Et il a nous a tout de suite reconnus, malgré sa cécité. Il s’est accroché à moi. Il sait que nous l’aidons depuis la création de l’association en 2008, il connaît son histoire avec son grand-père. Michèle était présente le jour où il est arrivé à l’hôpital, gravement malade et c’est grâce à elle qu’il a survécu.
A chaque séjour, quand nous nous rencontrons, c’est une joie immense qui nous anime mutuellement, et beaucoup d’émotion ; son histoire est emblématique pour notre engagement dans nos missions. Nous lui souhaitons un bel avenir. Actuellement, il vit avec son père et sa nouvelle compagne dans la maison familiale.

Emmanuel Labdiedo et l’école de Nambonga
Après avoir visité l’école Kombonloaga (1700 élèves) d’Emmanuel à Dapaong, nous

L'Ecole de Nambonga financée par l'association Yendouboame. (Photo J.-L. Durand.)

L’Ecole de Nambonga financée par l’association Yendouboame. (Photo J.-L. Durand.)

sommes allés visiter les travaux de l’école Nambonga, dans un village de brousse à 10 kms de la ville.
L’association Yendouboame a financé la construction d’un bâtiment de 3 classes et nous avons pu nous rendre compte de la réalisation. Il reste à aménager les classes car les élèves n’ont que des parpaings comme bancs et tables. L’aide à la scolarisation en milieu rural est une de nos missions.
Nous remercions Emmanuel Labdiedo pour son efficacité, son sérieux dans le suivi des travaux, le respect des devis présentés et tout cela en accord avec l’association des parents d’élèves et les enseignants.
La rencontre d’Emmanuel a débuté dès l’année 2000 avec une correspondance scolaire entre Elise, la femme d’Emmanuel, et Marie-Thérèse, enseignante à l’école Joubert de Chalonnes. Les échanges des courriers entre les élèves du Togo et de France étaient très enrichissants.
Elise a toujours eu à coeur de valoriser la condition de la femme en Afrique. Déjà, en 2008, à Babogou, en tant qu’animatrice en sensibilisation, elle avait réuni les femmes du village pour échanger sur l’éducation, l’hygiène, l’alimentation. Actuellement, elle a quitté son poste d’enseignante et a obtenu un poste de secrétaire à l’Inspection académique. Elle est en train préparer un projet de sauvegarde du patrimoine culturel féminin en pays Moba du Nord du Togo.

Nos missions
L’association Yendouboame, apolitique et non confessionnelle, créée en 2008, a pour mission de soutenir et d’aider les enfants dans la région des savanes du Nord Togo : afin de permettre à chacun de pouvoir manger, être soigné et aller à l’école.
Notre aide est dirigée vers trois  structures :
L’hôpital d’enfants Yendube qui est un établissement référent dans la région des savanes
L’association « VIE »: une organisation humanitaire locale qui est engagée dans la lutte contre le VIH et dans la prise en charge globale des orphelins et des personnes vivant avec le Sida
L’aide à la scolarisation et au développement du village de Nambonga
Nos forces
– Une collaboration régulière avec nos partenaires locaux
– Des séjours réguliers (sur nos fonds personnels) nous permettent de suivre les actions engagées et de bien déterminer les besoins
– Une équipe dynamique très investie
Un des aspects essentiels de notre action est le parrainage, comme le dit Marie Stella « ce sont les poumons des orphelinats », qui ne peuvent fonctionner qu’avec cet apport régulier d’argent.
Tout ceci ne peut se faire sans les partenaires donateurs locaux en France, les adhérents, les nombreux bienfaiteurs, les associations, nous sommes reconnaissants de cette chaine de solidarité, chaque geste chaque don est une oeuvre bienfaitrice qui permet d’agir.
« Un seul bras ne peut entourer le baobab »
Hélène Durand

Association Yendouboame
La Clé des Landes
49220 Pruillé – Longuenée en Anjou
Mail : yendouboame@orange.fr
Tel : 06 25 14 21 15

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3 réponses à Les multiples projets de l’association VIE, racontés par Yendouboame

  1. viviane YONGUE dit :

    Que l’éternel vous assiste dans tout ce que vous entreprenez…Merci pour ce que vous faites pour les enfants.merciiiiiii

  2. LAGRANGE FABRICE dit :

    Ayant été marié à une TOGOLAISE je reste sensible aux problèmes de ce pays.
    J’aimerais être votre référent pour la région de TROYES AUBE cependant si il y a déjà des personnes de la région qui font votre propagande pourriez vous me mettre en relation avec elles ?
    MR LAGRANGE FABRICE N° 2 bis rue Rolland Barbeaux 10190 ESTISSAC
    paroisse ST LIEBAUT Diocése de TROYES

    • Sophie dit :

      Bonjour Fabrice,
      Merci de vouloir vous impliquer ! Cela fait toujours plaisir. Je vous conseille, dans un premier temps de prendre contact avec Benoît Bourin, qui est basé près de Reims. Vous pouvez lire sur ce blog, en tapant son nom dans « recherche », à quel point il est impliqué. Mais il sera sûrement ravi d’être épaulé par quelqu’un d’autre et de faire connaitre Vivre dans l’Espérance du côté de Troyes. Voici son email et son téléphone : 06 23 05 35 81 et benoit.bourin@wanadoo.fr
      Bien à vous,
      Sophie Laurant (administratrice du blog).