Le journal de Jean (III) : au plus près des malades

Jean, lors d'une visite à domicile, auprès d'Espérance, femme séropositive. (Photo D. R.)

Jean, lors d’une visite à domicile, auprès d’Espérance, femme séropositive. (Photo D. R.)

Voici le troisième épisode du très vivant journal que Jean Delannoy, 63 ans, tout jeune retraité du Nord,a tenu lors de son séjour à Dapaong, en novembre dernier. Il nous raconte comment, à l’automne 2018, il a décidé de sauter le pas et de découvrir par lui-même l’association Vivre dans l’Espérance (VIE) dont sa fille lui parlait tant.
Après une première partie consacrée à son arrivée en Afrique et à la rencontre avec les enfants (lire la partie I), et une seconde (lire la partie II) où il découvre les multiples activités de l’association, il nous raconte maintenant comment il s’est impliqué aux côtés de Soeur Marie Stella.

Seconde semaine à Dapaong

 Secrétaire particulier de Soeur Marie Stella
Lundi après-midi, j ai saisi les notes de Soeur Marie Stella prises lors du Forum de la Paix à Paris. Afin de l aider à rédiger son compte-rendu. En effet, la religieuse avait été invitée par l’ambassadeur de France à Lomé, à participer à cette rencontre qui, à l initiative du Président Macron, s est déroulée du 11 au 13 novembre. Y participaient des représentants de tous les pays sur des projets de Paix, Sécurité, Développement Durable et Économique, Migration… Soeur Marie Stella était la seule religieuse présente.

Le deuil du jeune Nicolas
Mardi matin, avec Alphonse, nous, Babeth et moi, avons accompagné Soeur Marie Stella

Soeur Marie Stella devant la tombe du jeune Nicolas. (Photo J. D.)

Soeur Marie Stella devant la tombe du jeune Nicolas. (Photo J. D.)

endeuillée par le décès du jeune Nicolas alors qu elle était en France pour la tournée Soli’choeur. Nicolas avait déjà perdu ses deux parents et sa soeur. Il ne lui restait que sa grand-mère qui vivait dans un village à une trentaine de kms de Dapaong.
Nicolas est décédé très brutalement, hospitalisé le soir, il est parti vers le Seigneur très tôt le matin. Pour la grande-mère, c’est très difficile, d’autant plus qu’elle risque d’être considérée comme quelqu’un n’ayant pas su s’occuper de son petit-fils. Une situation que nous avons des difficultés à imaginer.
De ce fait, soeur Marie Stella voulait la rencontrer devant la communauté du village, afin de la déculpabiliser. L’échange a été très fort. Puis nous nous sommes rendus sur la tombe de Nicolas pour nous y recueillir. Pour l’instant, c est un tertre en terre, mais soeur Marie Stella voudrait matérialiser ce lieu par une tombe afin que le temps n’emporte pas son souvenir. Des personnes qui passaient se sont arrêtées pour nous accompagner dans ce moment de recueillement. Soeur Marie Stella a pu repartir soulagée.

La grand-mère de Nicolas. (Photo J. D.)

La grand-mère de Nicolas. (Photo J. D.)

Mardi soir, en souvenir du départ de Nicolas, le chapelet a lieu à la maison Saint-Augustin. Et accompagnés de Mabelle, nous nous y sommes rendus. A la fin de ce moment de prière, soeur Marie Stella a exaucé mon voeu en me confiant Fabrice comme filleul. Il a environ 9 ans et est arrivé depuis peu de temps à la Maison Saint-Augustin. Nous avons fait connaissance et nous nous sommes donné rendez-vous pour le lendemain.

Soeur Marie Stella, médiatrice de couples
Mercredi, j ai vécu un moment qui restera à jamais gravé dans ma mémoire et mon coeur. Une petite fille, Jeanne, qui a 8 ans et pèse 15 kg, est venue à EPV accompagnée de sa maman et sa soeur de deux ans. Elle n’avait plus de papa. Jeanne, qui était infectée, ne savait plus tousser.
Je l ai prise sur mes genoux, et Soeur Marie Stella lui a donné un traitement d’attente avec

Jeanne, sur les genoux de soeur Marie Stella et aux côtés de sa maman qui tient sa petite soeur. (Photo J. D.)

Jeanne, sur les genoux de soeur Marie Stella et aux côtés de sa maman qui tient sa petite soeur. (Photo J. D.)

un pronostic très réservé. elle se donnait une semaine de recul avant d envisager une suite pour Jeanne. Sa maman habitait à 50 km de Dapaong… pour venir chercher son traitement.
J ai croisé l’un des fils de Sonou qui nous a dit que son papa allait mieux….
Ensuite j ai pu assister à un entretien entre Soeur Marie Stella et Roméo. Ce dernier, qui est papa d »un petit garçon et qui a le sida, est hospitalisé au CHR de Dapaong. Mais pour l’instant, il n’a jamais évoqué sa séropositivité à son épouse. Or il veut lui annoncer la vérité sur sa situation mais craint que son épouse le quitte.
Dans un premier temps, la soeur a eu un entretien, auquel j ai pu assister, avec Roméo et un de ses amis. Puis elle a appelé l’épouse qui est venue avec le garçon. Les deux femmes ont eu un échange : Marie Stella a encouragé la femme à pardonner son mari et lui donner une chance. Puis la Soeur est revenue accompagnée de la femme pour parler au mari. Nous avons assisté à des gestes d’amour et de rapprochement, en priant pour qu’ils s’inscrivent dans la durée et la confiance. Et j ai découvert un des autres rôles de la soeur  Marie Stella qui est celui de médiatrice.

Les Amies de saint Augustin, aux origines de l’association
Dans la matinée de jeudi, j ai accompagné soeur Marie Stella dans des villages où se déroulaient des séances de dépistage gratuit du sida. Nous avons croisé Richard qui accompagnait l’équipe médicale du Centre Maguy.
Puis nous sommes revenus au Centre Maguy pour assister au groupe de paroles. L’assistance était composée de 37 femmes et trois hommes. L un des objectifs était de poursuivre la préparation de la Journée Mondiale du VIH qui se déroulera le 1er décembre à Korbongou. Et soeur Marie Stella, pour aider et encourager les présents, a acheté 400kg

Soeur Marie Stella (en civil) au marché de Dapaong. (Photo J. D.)

Soeur Marie Stella (en civil) au marché de Dapaong. (Photo J. D.)

de maïs et 150kg de riz.
L’après midi, avec Babeth, j ai pu assister à une réunion des Amies de saint Augustin. Sur les 28 membres du groupe, 20 femmes étaient présentes. Ces dames, qui ont toutes été concernées par le sida, sont, pour les plus anciennes, depuis 20 ans dans l Association. Ce groupe se réunit mensuellement pour prier et faire le bilan de leurs actions. Elles accueillent chez elles des orphelins pour soulager les Maisons et Maman Rita. Elles font des Visites à Domicile pour le nettoyage et la cuisine. Elles font des activités génératrices de revenus avec la fabrication de savons, de moutarde,… J ai pu constater une très grande solidarité. Et au travers de ces actions, elles récupéraient de l argent qu elles avaient déposé dans une banque. Or il y a eu malversation et elles ont perdu leur capital.
De plus, elles prennent de l’âge et sont plus fatiguées pour faire leur activité qui sont très physiques.
De ce fait, elles souhaitent lancer une nouvelle action avec le stockage de céréales. Elles envisagent d acheter ces produits (maïs, soja, haricots, riz, arachide,..) après récolte à des prix bas. Elles feraient du stockage et revendraient, aux mois de mars avril, les produits a un prix plus élevé espérant ainsi faire un bénéfice. Elles auront besoin d’une aide financière pour démarrer leur activité et je me suis engagé à voir comment je pourrai leur apporter mon soutien et aide.

Epluchage de légumes et… baptême

Soeur Marie Stella et Jean à la corvée d'épluchage. (Photo D. R.)

Soeur Marie Stella et Jean à la corvée d’épluchage. (Photo D. R.)

Vendredi, journée complète aux côtés de Soeur Marie Stella pour les préparatifs de la fête contre le VIH qui aura lieu le lendemain, samedi 1er décembre. Tout d’abord, nous découvrons en début de matinée Abdoulaye et Joseph ramenant un boeuf de la ferme, abattu pour le lendemain. Ensuite, direction Korbongou, pour s assurer de l’organisation avec soeur Catherine responsable du centre médical. Puis, retour au marché de Dapaong où la soeur fait ses emplettes avec l’achat de légumes.
L’après-midi à Korbongou, avec Marie Louise, les soeurs du Centre Médical de Korbongou, quatre dames du groupe de paroles, Alice, Carine et d’autres « mamans » de Dapaong, commencent la cuisson de la viande de boeuf et l’épluchage des légumes. Et avec plaisir, je m’y associe, dans la bonne humeur et la joie, à ces travaux de cuisine dans de grands faitouts chauffés sur des feux de bois.
Puis retour à la Fraternité : en effet soeur Marie Stella veut baptiser Didier, âgé de deux

Le baptême de Didier par Soeur Marie Stella à la Fraternité. (Photo D. R.)

Le baptême de Didier par Soeur Marie Stella à la Fraternité. (Photo D. R.)

ans et qui est souffrant, afin que le Seigneur lui donne la force de vivre et de se battre contre la maladie. Soeur Marie Stella me demande d’être le parrain de Didier. Et après ce grand moment de grâce et de communion devant Marie, avec la Sœur, nous reprenons la route de Korbongou ou se poursuivent les préparatifs de la fête : cuisson de quatre poulets, de riz, … et tout cela jusqu’à 23h.

La Journée mondiale contre le sida
Samedi, réveil à 4h pour terminer avec toutes les personnes les derniers préparatifs : il faut rallumer les feux de bois, éplucher les crudités. Le petit déjeuner et une bonne douche, et nous voilà prêts à accueillir les premiers arrivants qui, pour certains, seront véhiculés par le bus de l’association.
Un problème tracasse soeur Marie Stella : en effet une forte sono a été louée pour inciter les riverains de Korbongou à sortir de chez eux et venir nous rejoindre, mais elle ne fonctionne pas et donc la Soeur, en très grande organisatrice, décide de faire ramener la sono (de plus faible puissance) de l’Association.
Nous rejoignent des dames de Korbongou, de Dapaong,  un groupe d’une douzaine de femmes de la ville musulmane de Mango car ceci est la manifestation de la volonté de Soeur Marie Stella et de toute l Association, que d’accueillir toutes les personnes infectées ou malades du sida, sans distinction de religion ou croyance : quelque soit sa religion, chaque humain est un enfant de Notre Père qui nous aime tous infiniment.

Rosalie, l'une des plus fidèles mamans séropositives de VIE, témoigne ouvertement de sa vie avec le virus. (Photo J. D.)

Rosalie, l’une des plus fidèles mamans séropositives de VIE, témoigne ouvertement de sa vie avec le virus. (Photo J. D.)

Nous retrouvons tous les membres de Vivre dans l’Espérance pour faire la fête en ce 1er décembre. Après une danse d accueil, la messe, dans la chapelle du Centre de Korbongou, se déroule en présence des musulmanes, sous le regard bienveillant de Notre Seigneur. Puis le Père Pierrot qui avait animé la messe, réalise une interview, pour Radio Maria, de Richard, Babeth et Rosalie, malade depuis plus de trente ans, mais suit rigoureusement son traitement et témoigne contre la stigmatisation à visage découvert. Enfin je suis interviewé afin d’expliquer mon regard sur la maladie et sur cette fête du 1er décembre.

Soeur Marie Stella débat avec le Procureur

Avec les dames musulmanes de Mango, venues participer à la Journée mondiale contre le sida. (Photo J. D.)

Avec les dames musulmanes de Mango, venues participer à la Journée mondiale contre le sida. (Photo J. D.)

Ensuite, le Substitut du Procureur de Dapaong est venu expliquer les lois en vigueur contre la stigmatisation mais aussi les obligations d’informer et de protéger son partenaire en cas de maladie. S’en est suivi un débat très animé entre le Substitut et Soeur Marie Stella, car ils ont un regard différent sur l’amour et le respect de l’être humain par rapport à la loi. Mais ces deux angles étant complémentaires. Des femmes osent se manifester en participant.

Et pour terminer la fête, a été servi le fameux repas dans la joie et la bonne humeur. La journée se conclut par la messe à la cathédrale de Dapaong avec Soeur Marie Stella, Maman Rita, Alice, Carine et moi.

Le substitut du procureur de Dapaong en plein discours. (Photo J. D.)

Le substitut du procureur de Dapaong en plein discours. (Photo J. D.)

 

 

Les adieux

Dimanche, à Sainte-Monique, je vois des larmes couler sur les joues de Mabelle et Fabrice : l’heure de la séparation approche et ces moments d’émotion sont déchirants… Enfin pour terminer la journée et notre séjour, Soeur Marie Stella nous invite à un dîner festif à la Fraternité où nous, Richard avec Babeth et moi, nous retrouvons la Soeur avec Maman Rita, Tonton Marcel, Marie Louise, Mado, Carine, Armelle, Hortense…

 

A mes amis de Dapaong, ce n’est qu’un au-revoir

Lundi, je me réveille vers 4h pour finir mes bagages car j’ai l’intention de revoir une

Maman Rita, pilier de Vivre dans l'Espérance, responsable de la maison Sainte-Monique, mère de substitution de tant de bébés abandonnés. (Photo J. D.)

Maman Rita, pilier de Vivre dans l’Espérance, responsable de la maison Sainte-Monique, mère de substitution de tant de bébés abandonnés. (Photo J. D.)

dernière fois Mabelle avant d’aller à la Fraternité. Je donne à maman Rita un souvenir pour Mabelle et Fabrice qu’elle leur remettra après mon départ. Avant de quitter ces membres de ma famille de coeur, je veux aller à la messe comme action de grâce pour dire merci au Seigneur pour la richesse, de la joie, mais aussi des peines vécues dans toutes ces rencontres.
A la Maison Saint-Jean, je retrouve Mabelle qui ne sait pas me quitter et la raccompagne à la Maison Sainte-Monique où nous nous séparons après une longue et dernière étreinte en lui rappelant qu’il lui est indispensable de prendre régulièrement ses médicaments, de bien manger et de bien travailler à l école : elle acquiesce et nous nous tapons dans la main. Nous nous séparons en nous retournant et faisant des grands signes de la main jusqu’à plus nous voir…
Après un petit déjeuner avec Babeth et Richard, nous rejoignent Maman Rita et Soeur Marie Stella, ainsi qu’Adeline, Justine et Odile qui, toutes trois,assuraient l’intendance de la Maison Saint-Jean. Et nous voyons arriver Hortense en moto, ce qui nous fait très plaisir car c’est signe que sa santé va mieux.

Avec Charles, nous chargeons les bagages. Car maintenant il nous faut partir et se séparer : je leur dis que, pour moi, ce n est pas un adieu mais un au revoir. Nous nous étreignons une dernière fois. Et je veux remercier chacune d’elles, grâce à qui, le séjour s est très bien déroulé, intensément. Et nous remercions Notre Seigneur.

Maman Rita, Hortense, soeur Marie Stella et Adeline... (Photo J. D.)

Maman Rita, Hortense, soeur Marie Stella et Adeline… (Photo J. D.)

Après un dernier passage à EPV, où nous saluons Abdoulaye, Joseph, Jean, Brigitte, Pierre, Patrick, Mathieu, Alphonse, les deux François, Cathy, les couturières, Hippolyte avec son généreux sourire que j’avais le plaisir quotidien de saluer à l’entrée d’EPV – Hippolyte sculpte et ponce, avec des collègues, des objets en bois – nous prenons la route de Ouagadougou. Et nous quittons Charles, notre très bon et attentionné chauffeur.

Après mon retour
J’ai pris la direction de la maison de la congrégation des soeurs hospitalières, à Saint-Amand. Je voulais déposer le courrier et des bagages vides à soeur Thérèse Marie. Je la remercie pour son aide et ses conseils essentiels dans l’approche et la préparation de mon voyage ainsi que pour la mise en contact avec Richard et Babeth. Car il est beaucoup plus facile d’aller, accompagné, à Dapaong pour une première découverte.
Je m’engage à revenir pour montrer aux soeurs mes photos.

J’en profite aussi pour rencontrer Caroline, à l’accueil de la maison de Saint-Amand, qui gère les parrainages des enfants de VIE et les actions qui en découlent ( courrier aux parrains, versement des parrainages,…). Ce n’est pas une mince affaire car l’aspect financier n’est pas à négliger face à de tels besoins. Ayant approché ce sujet des parrainages à Dapaong, je m’engage à revenir travailler avec Caroline en 2019.

Visite à Reims
Puis je prends la direction des Ardennes pour retrouver Benoit Bourin. Benoît est agriculteur, et il s’investit beaucoup, avec son association l’Acacia et le Néré, pour VIE. Benoît repart en janvier à Dapaong pour valoriser ses compétences dans le domaine agricole et ceci au rythme d’un voyage tous les deux ans. Il a aussi développé la vente, au profit de l’association, du savon de Joséphine à base de karité.

Le décès de Jeanne
Mercredi, je prends la direction du Nord pour y retrouver ma fille Anne-Louise. En effet nous avions prévu d’acheter nos cadeaux de Noël, jeudi, avec elle et mon épouse, Marie-Paule.
Mais, dans l’après-midi, soeur Marie Stella m’annonce le décès de Jeanne. Je suis

La petite Jeanne, aujourd'hui décédée, sur les genoux de Jean. (Photo D. R.)

La petite Jeanne, aujourd’hui décédée, sur les genoux de Jean. (Photo D. R.)

anéanti. Je ne peux pas m empêcher de pleurer. Une semaine auparavant, je la tenais sur mes genoux et la serrais dans mes bras. Certes, soeur Marie Stella était réservée dans son diagnostic, mais je ne n’imaginais pas un tel déroulement aussi rapide. Je me dis que je ne pourrai plus la regarder dans les yeux… J’ai du mal à accepter cette situation qui me révolte. J »essaie de trouver l’apaisement à l’église Saint-Maurice à Lille…
Le lendemain jeudi, je vais vivre un autre exercice difficile avec l’achat des cadeaux. Ce n’est pas simple de faire, aussi rapidement, le grand écart entre ces deux mondes : celui que je viens de quitter où la misère, la souffrance et la maladie règnent et frappent au quotidien les êtres humains, et celui dans lequel je rentre où notre système est basé sur la consommation.

Je suis revenu de Dapaong avec un autre regard sur la vie. Ces ressentis, j’essaie, même si ce n est pas facile, d’en parler avec mes proches, des amis et avec Notre Père afin de demander de l’aide pour me permettre d’avancer. Même si j’ai vécu des événements difficiles qui m’ont fait souffrir, il m’appartient de cultiver cette douleur pour en faire quelque chose, pour lui donner du sens en m’appuyant sur les belles choses vécues. Et Dieu, seul, sait qu il y en a eu.
Jean Delannoy

FIN.

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